Les rapports de pouvoir en littérature.

Manifestations et mises en scène des formes de stigmatisation, de domination et de résistance dans l'espace littéraire

 


Ces journées d’étude pluridisciplinaires réunissent de jeunes chercheur·es de cultures scientifiques française et allemande, ainsi que des écrivain·es, traducteur·trices et éditeur·trices autour d'une réflexion critique sur les mécanismes de structuration et les modes de fonctionnement de l’espace littéraire. En envisageant la littérature à la fois comme pratique d’écriture et comme matériau textuel reconnu comme littéraire, nous souhaitons explorer les formes prises par la domination et la stigmatisation dans cet espace, ainsi que celles des résistances qui ont pu leur être opposées. Ainsi, il s’agira d’interroger l'implicite de la norme et de sa performativité sur la construction des parcours artistiques et professionnels des auteur·trices.

 À la croisée de la littérature générale et comparée, de la sociologie, des arts et de la philosophie, nous souhaitons sonder lors de ces journées d’étude les similarités et les différences entre les configurations des univers littéraires francophone et germanophone, tout en prenant en considération les rapports de pouvoir au sein de ces espaces traversés par des processus transnationaux. Cela concerne tant les questions structurelles relatives aux mondes de l’édition, de la traduction et du livre, que celles liées aux trajectoires individuelles se déployant dans les champs littéraires de France et d’Allemagne. La prise en compte des zones d’influence de ces deux pays est aussi primordiale pour comprendre les mécanismes hégémoniques dans leurs perspectives historiques et sociales.

Programme :

Le programme des deux journées est téléchargeable dans la colonne de droite.

Dans le cadre du colloque une discussion entre l’écrivaine Annie Ernaux et la sociologue Rose-Marie Lagrave : Expériences et écritures de transfuges de classe féministes sera organisée le 26 mai 2021 de 15h30 à 17h en ligne. Cette discussion est ouverte à toutes et tous sur inscription.

Annie Ernaux est écrivaine, agrégée de lettres modernes. Avec son récit La Place (1983), qui a été décerné avec le prix Renaudot, elle a entamé une œuvre « autosociobiographique ». Au point de départ de celle-ci se trouve une réflexion sur sa trajectoire sociale, conçue en dialogue avec la sociologie bourdieusienne, qui trouve actuellement un fort écho dans des textes traitant des expériences de transfuge de classe.

Rose-Marie Lagrave est sociologue, directrice d’études à l’EHESS. Dans son ouvrage Se ressaisir. Enquête autobiographique d’une transfuge de classe féministe (2021), Rose-Marie Lagrave propose une enquête autobiographique au travers de laquelle elle ressaisit son parcours en sociologue et en féministe.
Modération : Sarah Carlotta Hechler (Freie Universität Berlin/Centre Marc Bloch) et Claire Tomasella (EHESS/IRIS/Centre Marc Bloch)

Rediffusion
 

Comité d’organisation :

Sarah Carlotta Hechler (Freie Universität/Centre Marc Bloch), Claire Mélot (Université Toulouse Jean-Jaurès/Centre Marc Bloch) et Claire Tomasella (EHESS/IRIS/Centre Marc Bloch).

Comité scientifique :

Denis Thouard (CNRS/Centre Marc Bloch), Markus Messling (Universität des Saarlandes) et Andrea Kretschmann (Leuphana Universität Lüneburg/Centre Marc Bloch).

Partenaires :

Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne, Centre Marc Bloch, Collège doctoral franco-allemand « Construire les différences : structure – ordre social – communication », École des hautes études en sciences sociales, Université Toulouse Jean-Jaurès, Friedrich Schlegel Graduiertenschule für literaturwissenschaftliche Studien der Freien Universität Berlin, ZEIT-Stiftung Ebelin und Gerd Bucerius, Collective for the Study of Cultural Circulation.


Copyright photos :
Annie Ernaux © Gallimard

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Lieu

En ligne

Date

Documents

Affiche , Programme_FR_DE
Publié le 04/06/2020