Le défi de l’après. La phase postdoctorale en France et en Allemagne | CIERA
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Le défi de l’après. La phase postdoctorale en France et en Allemagne



La soutenance d’une thèse de doctorat constitue tout à la fois une délivrance, la fin d’un cycle et la reconnaissance de ses pairs. Mais l’après-thèse marque aussi le début d’une phase d’incertitudes et d’inquiétudes légitimes sur son avenir professionnel à court, moyen et long terme. Quel que soit le système universitaire dans lequel on a fait sa thèse, les jeunes chercheurs partagent de part et d’autre du Rhin un certain nombre de questions, de doutes et d’incertitudes, qui portent tant sur les aspects institutionnels que sur les choix très concrets à faire : doit-on privilégier la carte de l’internationalisation de son parcours ? Faut-il déjà penser à construire un nouveau sujet de recherche ? Le jeune docteur est donc confronté à tout un monde de possibles mais dans le même temps, il doit être conscient des contraintes institutionnelles très fortes qui pèsent sur les parcours professionnels. Or, bien souvent en cette période d’incertitude, les post-doctorants sont souvent seuls pour réfléchir à ces différentes options auxquelles ils doivent faire face.

Programme

Ce deuxième séminaire postdoctoral, conçu par l’Université Humboldt et le CIERA en coopération avec le Centre Marc Bloch, propose d’aborder l’existence postdoctorale dans des perspectives comparée et croisée française et allemande, et ce faisant, de poursuivre l’échange d’expériences, tant sur le plan pratique qu’analytique. Il s’adresse aux jeunes chercheurs en sciences humaines et sociales en fin de doctorat ou en cours de leur postdoc, y compris ceux qui ont déjà assisté à la première édition. Il souhaite prolonger la réflexion sur la phase postdoctorale comme période à la fois cruciale et transitoire et donner aux jeunes chercheurs des outils en termes de conception, financement et mise en réseau qui leur permettent de mener à bien leurs projets respectifs.

La manifestation se compose d’une partie méthodologique articulée autour des choix auxquels un jeune chercheur est confronté après sa thèse, et une partie réservée à des présentations de projets.

Pour ce qui est de la thématique générale de cette rencontre, nous nous intéressons particulièrement au conditionnement contextuel ou temporel de la formation du savoir, et plus précisément au rapport entre institution, individu et savoir. La réflexion s’y rapportant fait écho à la première édition de ce séminaire, axée sur les temporalités de la recherche, et aux questions transdisciplinaires, transnationales et transversales d’un jeune chercheur qui se prépare à une carrière académique ou non-académique : dans quelle mesure le parcours dépend-il d’un contexte disciplinaire, institutionnel ou national et qui dicte ses exclusives et ses priorités ? À quel point une telle configuration influe-t-elle sur nos choix ou contraint-elle à des démarches « stratégiques » pour la carrière ? Bref, dans quelle mesure le monde extérieur, avec ses contraintes institutionnelles, financières et sociales, est-il un obstacle à notre liberté ou un guide qui nous ramène sans cesse aux questions primordiales de ce qui est faisable, souhaitable et désirable ?

Lieu

Maison de la recherche
Université Paris-Sorbonne
28 rue serpente
75006 Paris

Date

11 juin 2016

Organisation

  • CIERA
  • Humboldt-Universität zu Berlin
  • Centre Marc Bloch

Contact

Annika Nickenig, annika.nickenig@romanistik.hu-berlin.de et Anne Seitz, anne.seitz@paris-sorbonne.fr

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Date

11/06/2016